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L'art et l'air

De l'influence de la photographie aérienne

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L'influence de la photo aérienne, ou plus généralement l’Art et l’Air, c’est le vaste sujet choisi par notre conférencier Pierre-Jean Faudot pour nous amener à toucher du doigt les apports de ce nouveau mode de locomotion sur l’art et plus particulièrement sur la peinture.
Le voyage a commencé avec Pline l’Ancien et une gravure qui rapporte le défi de Zeuxis à Parrahasios consistant à peindre le meilleur trompe-l’œil afin de donner une illusion tridimensionnelle à une toile par essence plate, d’où la nécessaire maitrise de la perspective.
Une escale au japon, au travers de quelques œuvres d’Hiroshige, nous a montré que, d’un autre côté, la peinture « à plat » pouvait parfaitement rendre un paysage même si ses couleurs n’étaient en rien conformes à la réalité.
Et puis… Nadar est arrivé en ballon avec le premier cliché aérien en 1858 qui, s’il avait originellement une optique cadastrale, a ouvert l’art à cette nouvelle vision du monde : la vue aérienne rapporte les volumes à des formes planes, elle abstrait le paysage. Paradoxalement, et contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre, cette nouvelle vision d’en haut écrase les perspectives. Preuves nous sont montrées avec la première photographie aérienne de le Tour Eiffel et la version picturale qu'en donne Delaunay.

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Les artistes, après le premier salon de la locomotion aérienne en 1909, ont utilisé divers aérostats et autres aéronefs dans leurs créations. Jules Verne avec son roman Cinq semaines en ballon, le Douanier Rousseau dans ses peintures et enfin Robert Delaunay avec sa toile L’équipe deCardiff.

En fait l’artiste a fait plusieurs versions de cette toile (1912/1913) et Pierre-Jean Faudot nous a entraîné dans le jeu des 7 erreurs (ou plutôt des 7 différences) entre les deux œuvres représentées ci-dessous. Pour celles et ceux qui n’ont pas pu assister à cette conférence, je vous laisse le plaisir de les trouver par vous-même *

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En conclusion, deux dernières toiles de Robert Delaunay nous sont présentées : Disque et Hommage à Blériot qui cumulent les représentations d’aéronefs ainsi et surtout les mouvements de cette nouvelle invention magique qui permet de les propulser dans les airs : l’hélice.

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* les 7 différences :

1- la taille du tableau

2- la dominante rouge sur l'esquisse disparait sur la toile

3- le panneau publicitaire de droite où Delaunay New York Paris M(oscou) remplace Magic Paris

4- la couleur de le Tour Eiffel

5- le visage de l’artiste sur le preneur de ballon

6- le texte sous ASTRA

7- en bas et au centre seulement de la toile de droite est écrit : R.Delaunay 1912-1913 l’équipe de Cardiff (la plus dure à trouver)

Michel Coste