
L’opération “J’aime” a trouvé son plein accomplissement ces dernières semaines grâce aux interventions d’Isabelle Bâlon-Barberis et d’Elisa Foucher. Les conférencières du musée ont proposé un parcours des collections en fonction des œuvres que vous aviez aimées et parfois commentées.
Nous nous sommes arrêtés devant quelques sculptures et une vingtaine de toiles, des plus connues – le Portrait de la Baronne de Crussol d’Elisabeth Vigée-Le Brun qui a touché beaucoup d’entre vous sans doute pour son naturel, son visage n’étant ni poudré ni porcelainé ! – en passant par l’émouvante petite huile d’Auguste de Châtillon intitulée Le Petit Savoyard qui représente un de ces enfants ramoneurs du XIXème siècle dont le teint de suie contraste fortement avec la mie de pain dont il se délecte. Isabelle Bâlon-Barberis s’est également arrêtée devant une œuvre au format ambitieux d’Oudry – peintre attitré de Louis XV ce passionné de chasse qui connaissait la quasi-totalité des noms des cent chiens qui constituaient la meute royale – intitulée LouisXV chassant le cerf dans la forêt de Saint-Germain, œuvre qui semble bousculer la hiérarchie des genres et le cloisonnement des motifs qui ont prévalu jusqu’au milieu du XIXème siècle : le format relève de la peinture d’histoire alors que l’on hésite sur le motif – scène de chasse, portrait de groupe, paysage…
Notre conférencière s’est prêtée au jeu du « J’aime »- les deux natures mortes de Louise Moillon – mais aussi du « Je n’aime pas ! » La Douce Mélancolie au néoclassicisme un brin mièvre de Joseph Marie Vien… Merci aux conférencières pour ces déambulations et à vous pour vos contributions et votre présence.
Pierre-Jean Faudot
